Interviewée par La Provence, Sylvie Andrieux, députée socialiste des Bouches du Rhône et ancienne vice-présidente de la Région PACA, se dite "sereine" après la décision du bureau de l'Assemblée nationale de ne pas lever son immunité parlementaire comme l'avait demandé le juge Landou. Le magistrat avait formulé cette demande dans le cadre de l'enquête qu'il dirige sur une affaire de détournement présumé de subventions destinées aux associations, affaire dans laquelle la parlementaire marseillaise a été nommément mise ne cause.
"Le bureau de l'Assemblée nationale a rejeté les demandes du juge et sa demande de levée d’immunité, confirme Sylvie Andrieux. Il écarte la demande de mise en garde à vue, la caution et retient simplement, en cas de mise en examen, la mesure de contrôle judiciaire restrictive interdisant de recevoir ou de rencontrer certaines personnes. À ce jour, le juge n’a donc reçu aucune autorisation. J’ai pris acte de cette décision et je constate que les mesures de contraintes ont été refusées."
Affirmant "se tenir toujours à la disposition de la police et de la justice", Sylvie Andrieux rappelle toutefois qu'il y a deux ans, elle avait "demandé par écrit au juge d'être entendue" mais "rien ne s'est fait". Visiblement marquée par cette affaire dont, selon elle, l'objectif était avant tout de lui "nuire", la parlementaire marseillaise souhaite aujourd'hui "pouvoir en finir avec les procès d’intention, pouvoir connaître les accusations portées contre moi pour en démonter la fausseté" et "passer à autre chose". Sylvie Andrieux est cependant conscience de l'impact de cette affaire sur son image. "Le mal est fait. Calomniez, il en reste toujours quelque chose ! Cette affaire discrédite un peu plus la politique au moment où les gens s’abstiennent ou votent aux extrêmes," a-t-elle encore déclaré au quotidien des Bouches du Rhône.
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