Dans un long entretien accordé à La Provence, Thierry Mariani désormais célèbre pour ses rebuffades contre Nicolas Sarkozy et quelques saillies percutantes ("Quand
on est pris pour un con, il faut savoir terminer les choses ") revient en trombe sur la scène politique. "J’ai dit tout haut ce qu’un certain nombre
de députés pensent tout bas, confirme-t-il. Plusieurs jours avant, j’avais évoqué ces
élus qui crachent à la gueule du Président et qui sont récompensés,
quand d’autres, plus fidèles, ne le sont pas. Presque personne n’avait
relevé. J’ai reformulé ma remarque. Je ne regrette pas ce que j’ai dit,
je le maintiens, mais je passe à autre chose."
Thierry Mariani ne pardonne pas au Président de la République de l'avoir oublié dans le remaniement. "Ce qui me choque, c’est de voir que sur trois ministres promus après les régionales, deux ne se sont pas illustrés par leur solidarité envers le gouvernement. Ce mardi matin, en réunion de groupe à l’Assemblée, on nous a encore demandé de serrer les rangs au sein de la majorité. Je veux bien, mais c’est l’inverse qui s’est produit."
Pour le député du Vaucluse, "le sentiment d’injustice est terrible" et visiblement durable. "Quand on donne une parole, on doit justement la respecter." Thierry Mariani qui fut parmi les proches de Nicolas Sarkozy, a aujourd'hui rompu toute relation avec le chef de l'Etat. "Disons qu’une certaine distance a été prise et ce qui vient de se passer rendra cette distance durable, ajoute encore le député. Maintenant, je me suis remis au travail. J’espère être rapporteur du futur projet de loi sur l’immigration. J’attends également les suites de mon recours. J’espère que les dépenses de communication faites par l’équipe Vauzelle aux frais du contribuable, seront réintégrées dans ses comptes de campagne. Cela ferait jurisprudence. Mais je ne cherche pas l’invalidation. On a perdu, il faut être beau joueur."
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